Politique de la ville : la place de l’ESS
Source : Rhône-AlpeSolidaires
La politique de la ville est avant tout une politique publique. L’état, les collectivités locales, investissent dans le développement de quartiers définis comme prioritaires du point de vue d’un certain nombre de handicaps urbains ou sociaux ou bien encore ciblent certaines populations en difficulté. Nombre de structures d’économie sociale et solidaire œuvrent dans ce champ.
Si le volet urbain de la politique de la ville (aménagements urbains, constructions, équipements de transport) est essentiellement le fait des pouvoirs publics, le volet social est plus atomisé, s’appuyant sur les réseaux d’acteurs locaux, dont une très grande part sont des acteurs de l’ESS aux côtés d’autres intervenants que sont par exemple les CAF, les bailleurs sociaux mais surtout les collectivités locales.
Cela s’explique d’abord par le fait que les axes d’intervention de la politique de la ville recoupent largement des secteurs dans lesquelles intervient l’ESS. Les questions du logement, de l’emploi, de la solidarité inter-quartier, de la citoyenneté, de l’éducation ou encore de la culture sont traditionnellement travaillées par les structures ESS, en particulier associatives.
Autre croisement, la politique de la ville, qui se veut aussi une approche transversale, a la même difficulté identitaire que l’ESS à se situer entre une approche palliative, qui répond d’abord à des déficits sociaux, et une approche prescriptive qui mobilise des moyens au service d’un projet de développement.
Avec un enjeu supplémentaire pour les réseau ESS : faire redécouvrir à ces structures de quartiers, le plus souvent isolées, qu’elles sont dans les valeurs et pratiques de l’ESS avant d’être des opérateurs de politique publique.
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